_______________________
1- TOMESODE
Porté à l'occasion d'événements exceptionnels,
c'est le plus habillé de tous les kimonos. Il existe deux
sortes de tomesode:
a) kuro tomesode: seules les femmes
mariées le portent, lors de la cérémonie de mariage d'un
enfant ou d’un parent proche par exemple. Entièrement
noir avec des motifs continus brodés (aux fils d'or et
d’argent) et/ou teints, limités à sa partie inférieure,
il est ponctué par 5 emblèmes familiaux
(ka-mon) blancs, placés traditionnellement
entre les omoplates, sur les deux manches et à l'avant,
de chaque côté, sur le haut de la poitrine. C'est à
partir du début du 19e siècle que le
kurotomesode prit sa forme actuelle et que son
usage se répandit.
b) iro tomesode: les motifs décoratifs figurent
également sur la partie inférieure mais le tissu du kimono
est de couleur unie (sauf noir). Porté au cours d’une
cérémonie de mariage par les sœurs célibataires du couple
de mariés et par les parentes, il convient également lors
de soirées ou de cérémonies du thé exceptionnelles. Il peut
comporter 1, 3 ou 5 blasons familiaux et c'est dans ce
dernier cas qu'il sera le plus habillé.

Kurotomesode
Irotomesode
2- UCHIKAKE
Le uchikake est un long manteau aux larges
manches, en soie matelassée.
Son origine remonte à l’époque de Kamakura (1185-1333) où
il était porté par les épouses des samurai. Plus tard, au
début de l’ère Muromachi (1333-1573), les femmes de la
noblesse le portaient à partir du début mai jusqu’à la fin
septembre. Il devint ensuite un vêtement d’hiver, fait dans
un tissu épais (karaori), orné de broderies
combinées à des feuilles d’or ou d’argent incrustées
(nuihaku).
A partir du début de la période d’Edo, il est confectionné
dans un satin damassé (rinzu) blanc, rouge ou noir
et décoré de riches broderies.
Le kosode (kimono) porté sous le uchikake
se nomme aigi et le obi qui le maintient,
kakeshita obi.
Au cours du 18e siècle,
le bas du vêtement fut garni d’une sorte de bourrelet
rembourré qui l’empêchait de glisser des épaules.
Très ample, posé sur les épaules par-dessus un kimono, il
reste ouvert. Les motifs représentent le plus communément
des pins, des bambous, des grues, des fleurs de pruniers ou
des tortues, qui symbolisent tous la longévité. La couleur
rouge est dominante.
De nos jours, le uchikake est encore porté sur un
kimono par les jeunes mariées, au cours de la cérémonie du
mariage.

3- SHIROMUKU
Ce kimono de mariée entièrement blanc symbolise ainsi la
pureté de la jeune mariée, prête à accepter et à assimiler
les us et coutumes de sa belle-famille.
Cérémonie de
mariage:
shiromuku (pour elle) et
montsuki hakama (pour lui).
4- FURISODE
Il fit son apparition au début de l'époque d'Edo où il
était réservé aux enfants et aux adolescentes (jusqu'à 18
ans). Les longues manches symbolisaient déjà la jeunesse.
Il semblerait qu'à partir de cette époque, la coutume
voulait que les jeunes filles de plus de 18 ans et celles
qui allaient se marier, coupent et raccourcissent les
manches de leur furisode qui devenait ainsi un
tomesode. À travers ce geste symbolique, la jeune
fille devenait ainsi une femme et la femme, une épouse. De
plus, la jeune épouse conservait les manches coupées de son
furisode pour confectionner un vêtement à son
premier enfant.
De nos jours, occasionnellement, les jeunes femmes déjà
mariées peuvent le vêtir mais il reste néanmoins le
vêtement officiel de la jeune fille. Les somptueux motifs
brodés ou teints (thèmes saisonniers stylisés, faune et
flore, paysages) et de couleurs vives qui couvrent
l’ensemble du vêtement de soie en font un kimono
d'exception.
La terminologie varie avec la longueur des manches:
• ôfurisode: 125 cm
• furisode: 114 cm
• chûfurisode: 87 à 106 cm
• kofurisode: 76 à 86 cm
Les plus fréquemment portés sont les chûfurisode
(longueur des manches moyenne) lors d'événements comme le
jour de la fête de la majorité (à 20 ans), la remise des
diplômes universitaires, les mariages ou les soirées.

5- HÔMONGI
C’est LE kimono habillé des femmes mariées ou célibataires
qui le portent à l’occasion du mariage d'un(e) ami(e),
d’une cérémonie du thé ou d’une soirée, par exemple.
Il est apparu à la fin de l'époque de Taishô (1912-1926).
Jusque-là, les femmes disposaient de kimonos très voyants
ou très sobres mais avec les changements dus à la
modernisation du pays, les besoins vestimentaires
évoluèrent. C'est le grand magasin Mitsukoshi qui le
premier mit en vente un nouveau genre, le
hômonfuku (qui devint plus tard le
hômongi). Le succès fut immédiat et la mode se
répandit rapidement.
La disposition des motifs est variée: soit ils couvrent
uniquement les épaules, les manches et le bas du vêtement,
soit ils constituent un superbe ensemble harmonieux et
ininterrompu sur toute la surface du vêtement (les coutures
respectant le mouvement du motif). Les symboles
traditionnels (grue, tortue, phoenix...) conviennent mieux
aux événements officiels tandis que les dessins modernes ou
la soie tsumugi s'adaptent plutôt aux soirées ou
sorties.
Autrefois, il était orné de 3 blasons familiaux, mais de
nos jours il est remplacé par un seul emblème (au milieu
des omoplates) ou en est complètement dépourvu.

6- MOFUKU
Ce vêtement de deuil est un kimono noir uni en soie orné de
5 blasons familiaux. Obi et sandales sont noirs
également. Le juban blanc (sous-vêtement) est visible
seulement au niveau du col et les tabi sont
blancs. Le kimono à armoiries uni de couleur neutre
(violet par exemple) associé à un obi noir est
moins officiel.
Visitez notre site
MITATE Textiles et brocante du
Japon
Welcome
to
MITATE ,
our website
of vintage kimonos and Japanese antiques
!