Stacks Image 146

燕子花図 [Kaki tsubata zu]

La floraison de cette variété d'iris d'eau a lieu en avril-mai. Le musée Nezu (Tôkyô) abrite l'oeuvre magistrale d'Ogata Kôrin peinte sur deux paravents (1702). La composition simple, répétitive et rythmique préfigure un style moderne et graphique. Les couleurs: bleu, vert et or. Une visite dans le sublime jardin s'impose ensuite pour y admirer les iris en fleurs mais en vrai, cette fois !
Stacks Image 123

花祭り [Hana matsuri]

"Le ciel, la terre et moi formons un seul et même être" aurait dit le Bouddha au moment de sa naissance, un 8 avril il y a 2500 ans. Ces statuettes "tanjô-butsu" (naissance de Bouddha) sont représentées bras droit levé pointant le ciel du doigt et bras gauche baissé vers la terre, paume de face. Lors de cette fête des fleurs (hana-matsuri), elles baignent dans un bassin rempli de thé sucré que les fidèles puisent à l'aide d'une louche en bambou pour en arroser la statuette.
Stacks Image 102

永日小品 [Eijitsu shôhin]

Natsume Sôseki publia en 1909, "Petits contes de printemps".
"…Et nous nous sommes retrouvés tous les deux, perdus au milieu d'une vaste rizière, comme abandonnés. Le regard ne distingue rien autre que la pluie. Mon oncle soulève légèrement le bord de son chapeau et lève la tête vers le ciel. Le ciel est austère, fermé comme le couvercle d'une jarre de thé. De cette surface hermétiquement close tombe la pluie, interminablement".
Il dira plus tard à propos de cette publication: "Je vais aborder des sujets si ténus que je dois bien être le seul à m'y intéresser".
Stacks Image 91

弥生草間 [Yayoi Kusama]





Yayoi Kusama, "My eternal Soul".
Expo du 22/2 au 22/5 2017 au National Art Center à Tôkyô (Mº Nogizaka).
Stacks Image 80

七草 [nana kusa]

Les 7 herbes du printemps se consomment mélangées à une soupe de riz nanakusa-gayu (七草粥), juste après les festivités du Nouvel an, le 7 janvier.
Ces herbes sauvages fraichement ramassées et coupées (céleri chinois, bourse à pasteur, gogyô, morgeline, hotokenoza, navet et radis blanc) sont supposées apporter force et santé.
Une façon de commencer l'année sainement…
Stacks Image 67

お彼岸 [o-higan]

Cette fête qui trouve son origine dans le bouddhisme correspond aux équinoxes de printemps et d'automne. A cette occasion, les Japonais se rendent sur la tombe de leurs ancêtres (お墓参り o-hakamairi) pour y prier et y déposer fleurs et encens.
Le o-hagi, un petit gâteau traditionnel à base de pâte de riz et de haricots rouges est consommé pendant ces quelques jours.
Stacks Image 54

物の哀れ [mono no aware]

Ce concept esthétique qui traduit "l'émouvante intimité des choses" exprime une sorte de "poignance" et de tendresse envers elles, liées au sentiment de leur impermanence. Dans l'aware, il n'y a pas à proprement parler de douleur mais de la tristesse et de la beauté.
Cette beauté qui provoque de la tristesse est étroitement liée à la fugacité de ce qui nous entoure, aux saisons et par là même à la brièveté de la floraison.
Stacks Image 37

春画 [shunga]

Les images de printemps shunga ont connu leur âge d'or au cours des années d'Edo (1603-1868). D'origine chinoise, elles auraient été utilisées dans un but médical.
Un rôle protecteur contre les mauvais esprits et les catastrophes leur a également été attribué. Ainsi, les guerriers les cachaient-ils sous leur armure et les marchands les plaçaient-ils dans leurs entrepôts afin de protéger leurs biens contre les incendies notamment.
Stacks Image 26

たんぽぽ [tanpopo]

La fleur de pissenlit (tanpopo) est un motif printanier très populaire au Japon. C'est aussi le titre d'un film de Itami Jûzô, sorti en 1985, et où il est beaucoup question de nouilles…
Sa mort en 1997 à Tôkyô est encore controversée (suicide ? assassinat commandité par la pègre ?).
Stacks Image 11

早春 [sôshun]

"Printemps précoce", film de Yasujirô Ozu, sorti en 1956.

"Les films d'Ozu parlent du long déclin de la famille japonaise, et par là même du déclin d'une identité nationale".

Wim Wenders