"Comme toujours la maison était calme. Le chant du coq dans une ferme de l'autre côté de la route résonnait dans l'air de l'après-midi. Un homme de constitution robuste, avec un peu d'embonpoint et portant un chapeau melon, un haori et un hakama, apparut à la porte".
Shimazaki Tôson, "Une famille"



► KUROMONTSUKI HAORI, le plus officiel

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Ce haori noir en taffetas de soie orné de 5 blasons est le plus habillé de tous. Consacré aux cérémonies et aux grandes occasions, il est l'équivalent de notre "queue de pie".
L'emplacement des cinq emblèmes familiaux (kamon) fut déterminé durant la période d'Edo (1603-1867): un mon entre les omoplates, un mon sur l'arrière de chaque manche et deux sur la poitrine. Il existe également des haori à un seul ou à trois kamon, moins officiels. Les blasons les plus conventionnels sont teints, les autres sont brodés sur le tissu (et donc amovibles).
Les deux cordons de fermeture (blancs) en soie tissée sont accrochés aux bords du vêtement par de petits crochets en S parfois minutieusement travaillés (que les collectionneurs recherchent activement !).

► IROMONTSUKI HAORI

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Ce haori coloré à blasons est également une tenue officielle à porter lors de cérémonies. Il est l'équivalent de notre smoking. Les couleurs varient entre toutes les nuances de bleus et de gris.
Lors de la cérémonie de remise des diplômes, les jeunes hommes se permettent des tenues fantaisie et portent des
haori chatoyants dans toutes les gammes de coloris.

► NAGAHAORI (HONHAORI)

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Depuis l'époque d'Edo jusqu'à nos jours, la longueur du haori a varié en fonction des modes et des goûts de chacun. Pour exemple, autour des années 1740, la mode était au style bunkin, (le haori était presque aussi long que le kimono et les cordelettes de fermeture pendaient jusqu'en bas).
La longueur est fonction des préférences (et de la taille) de chacun mais il est cependant vivement conseillé de ne pas le porter au-delà du genou.

► CHÛBAORI, le haori ordinaire

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Le plus commun des
haori est un peu plus court que le hon baori.

► CHABAORI, pour se détendre

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Ce
haori apparut après 1945.
Contrairement à son étymologie ("
cha" signifiant le thé), ce haori n'est jamais porté lors de la cérémonie du thé.
Plus court que le
chûbaori, il se porte au quotidien, chez soi ou en voyage, par-dessus un kimono ou un yukata. Il ne comporte pas de soufflet sur les côtés. Les tissus de laine sont les plus utilisés. Les cordons de fermeture sont très simples et cousus directement sur le tissu dans la même matière que le vêtement.
Souvent mis à la disposition des clients d'auberges traditionnelles avec un yukata.

► GAKU-URA HAORI

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Les doublures (ha-ura) des haori sont imprimées dans des thèmes qui varient à l'infini.
Dans le cas du
gaku-ura (ou doublure à motifs), les représentations thématiques (paysages, Mont Fuji, tigre, aigle, courtisanes, jeux, thé...) réalisées le plus souvent sur de la soie, s'étendent sur le dos et parfois les manches. Des versions moins onéreuses sur satin, viscose ou rayonne sont également courantes. Cette coquetterie connue du seul propriétaire du vêtement, illustre parfaitement un nouveau concept esthétique (iki) apparu au cours de l'époque d'Edo et selon lequel les choses intimes et importantes devaient rester cachées. Le même principe est appliqué aux juban (sous-kimono) ornés eux-aussi de motifs innombrables et totalement invisibles.

► JITTOKU, pour les maîtres

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Ce
haori en gaze de soie (ro) légèrement transparent est porté uniquement par les moines, les maîtres de la cérémonie du thé ou autre art traditionnel. Les cordons de fermeture sont cousus directement sur le tissu et confectionnés dans la même matière.

► NOBAORI, pour les guerriers

Porté autrefois par les guerriers lors de leurs exercices quotidiens et de leurs expéditions. Fendu dans le dos, il permettait de monter à cheval et de porter le sabre plus facilement. Son usage était formellement interdit aux marchands et aux gens du peuple.

► KAJI-HAORI, pour l'action

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En vogue durant l'époque d'Edo. Sa mode se répandit à la suite au grand incendie de 1655 (appelé aussi furisode kaji, incendie imputé aux larges manches des kimonos). Il est en cuir ou en drap (rasha), avec ou sans manche. Guerriers, soldats du feu ou policiers le portaient avec un pantalon noir.
Ce sont désormais des objets de collection.

► ACCESSOIRES

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Pas de haori digne de ce nom sans cordelette de fermeture.
Elles varient avec le style de haori, la saison et l'occasion. Le plus souvent en soie, elles peuvent aussi être en métal, en perles etc...