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FLEUR DE CHANVRE, BELLE DE JOUR, IRIS, MILLET, MAUVE

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La feuille de chanvre se présente sous forme d'étoile à 6 branches.
Avant l'introduction du coton au Japon, les vêtements étaient tissés en soie ou en lin (et autres fibres végétales), c'est dire toute l'importance que lui accordaient les Japonais.

Le millet est une plante originaire de Chine puis introduite au Japon. Si ce motif fut répertorié et utilisé dès l'époque de Heian, il n'est cependant pas très prisé en tant qu'armoiries familiales.

Symbole du pouvoir par excellence, ces feuilles de mauve étaient l'emblème des Tokugawa. Seule cette famille avait le privilège d'apposer ce kamon sur ses possessions. On peut trouver des variantes à 2 feuilles dans la région de Kyôto (sanctuaire Kamo et affiliés) qui n'était pas sous la tutelle du shôgun.
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FEUILLES DE GINKÔ, RENOUÉE DU JAPON, GERBE DE RIZ, PRUNIER, MOKKÔ

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Le gingkô ou arbre aux mille écus fut introduit au Japon sous la Chine des Song. Considéré depuis l'antiquité comme un arbre-divinité, il est devenu symbole de longue vie. La forme particulière de ses feuilles (en forme d'éventail) en a fait un mon populaire aux multiples variations.

La renouée est une plante sauvage vivace qui a tendance à vite devenir envahissante. Cette énergie en fait un symbole de félicité.

Base de la nourriture japonaise, le riz fut certainement la plante la plus populaire dès l'antiquité et rien d'étonnant à ce que ce symbole ait été utilisé très tôt. A l'origine, il fut utilisé par la communauté de fidèles et les officiants du sanctuaire de Kumano (Kumano jinja) lors de leurs invocations auprès des divinités protectrices en faveur des cultivateurs. Le culte s'est peu à peu répandu à travers tout le pays et la représentation du symbole également. Par l'intermédiaire de subtils jeux de mots et de sons, ce kamon devint l'emblème du patronyme Suzuki, un des plus répandu au Japon (2e place).

Dès l'antiquité en Chine, la fleur de prunier fut avec le chrysanthème, le bambou et l'orchidée, une des fleurs les plus appréciées. Au Japon, la représentation de cette fleur fut déjà présente dès le 8e siècle et associée au culte de Sugawara no Michizane (assimilé à Tenjin) qui l'appréciait particulièrement.

Motif utilisé dès l'époque Tang (7e siècle) en Chine puis introduit au Japon.
Ces deux caractères (木瓜) se lisant ki et uri, le motif a d'abord été assimilé à une tranche de kyuri (concombre) ou à une graine de boke, connue en France sous la dénomination de cognassier du Japon. En fait, il représenterait le nid d'un oiseau terrestre, symbole de prospérité et de protection. Pour ces raisons, il fut très utilisé dans de nombreux sanctuaires. Ce motif figurait principalement sur les tentures et les bandes de tissu (mokô) qui retenaient les stores de bambou des lieux sacrés (sièges des divinités). Il fut rapidement assimilé à l'objet pour devenir mokkô.
L'image du nid associée à une protection divine en a fait un emblème de bon augure et un des
kamon préférés des Japonais. Oda Nobunaga et de nombreuses familles guerrières en firent leur emblème. Les variantes sont particulièrement nombreuses.
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PLANTAIN, FEUILLES D'ÉRABLE, KAKI, PETIT IRIS SAUVAGE, FEUILLES DE MÛRIER

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Le plantain est un plante aquatique ressemblant à la flèche d'eau et répandue dans les rizières et les marais. Cet emblème fait partie des dix kamon les plus répandus au Japon.
D'abord utilisé par les nobles de la période de Heian qui l'apposaient sur leurs possessions (chars, mobilier, armes…), il finit par devenir un kamon. La forme des feuilles de cette plante est similaire à celle des pointes de flèche, c'est pourquoi elle fut également nommée "herbe de la victoire" et devint un kamon très répandu dans les familles guerrières.

Il semble que les Japonais aient toujours été sensibles à la beauté des feuillages colorés de l'automne. De plus, des motifs en forme de feuilles d'érable figuraient déjà sur les vêtements de la noblesse de Heian. Il existe de nombreuses associations avec d'autres éléments végétaux ou animaliers.

L'emblème du kaki fut utilisé comme kamon par Takechi Hanpeita (1829-1891), bushi du fief de Tosa et ami de Sakamoto Ryoma. Le modèle représenté ci-dessus est une vue du dessus du pédoncule.

La beauté de ces iris fut déjà célébrée dans les poèmes du Manyôshû. Motif décoratif utilisé par la noblesse de Heian sur leurs vêtements et possessions. Kamon exclusivement réservé aux guerriers de haut rang.

Le kaji est une plante qui entrait dans la fabrication du papier washi.
Dès l'antiquité, la nourriture offerte aux divinités des sanctuaires était déposée sur les feuilles de cet arbre vénéré.
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FEUILLES DE CHÊNE, OXALIS, FLEUR DE CHINE KARAHANA, CAMPANULE, CHRYSANTHÈMES

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Dès l'antiquité, les feuilles de chêne étaient utilisées comme réceptacle pour y placer des offrandes dédiées aux divinités. Au cours de la période de Kamakura, les guerriers utilisaient déjà cet emblème, le plus connu étant le kamon à 3 feuilles.

L'oxalis (katabami) est un des 10 kamon principaux.
La forme élégante et sobre de cette fleur des champs en a fait un motif très apprécié au cours des périodes de Heian et Kamakura. Ici elle est associée au sabre et elle fut particulièrement appréciée par les guerriers. Dans le langage des fleurs, elle symbolise l'intelligence de l'épouse.

Karabana est un motif importé du continent chinois et utilisé au Japon dès la période de Nara. D'ordinaire, la fleur se présente avec 5 pétales mais il existe de nombreuses variantes (4 ou 8 pétales) et associations.

La campanule, cette jolie fleur violette, est une des 7 plantes de l'automne. Son utilisation en tant que kamon vestimentaire était réservée aux hommes au cours de l'époque d'Edo. Ici, elle est vue de dessous.

Utilisée comme plante ornementale en Chine, le chrysanthème fut introduit au Japon au milieu de la période de Heian et considéré comme un remède de longue vie. L'empereur Go-Toba qui adorait cette fleur en avait fait sa marque personnelle jusqu'à l'apposer sur tous ses objets quotidiens. A la fin de la période de Kamakura, cet emblème fut réservé à l'usage privé de la famille impériale. Chacun pouvait cependant l'utiliser à sa guise, mais en 1869, l'usage de la fleur à 16 pétales fut exclusivement réservé à la famille impériale et interdit aux gens du commun. Cette interdiction n'a pas toujours été respectée.
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GARDÉNIA, CHÂTAIGNES, NOIX, KÔHONE, CERISIER

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Le kôhone est une plante vivace à petites fleurs, proche du nénuphar.
Ce kamon ressemble beaucoup aux feuilles de mauve. La différence qui permet d'identifier les deux kamon réside dans le détail des nervures: ici, elles se répartissent de chaque côté de la nervure centrale.

Le cerisier est à la flore ce que le guerrier est à l'homme, dit-on. La fleur de cerisier était déjà très utilisée comme marque décorative pendant la période de Heian mais le kamon n'apparut qu'au cours de la période d'Edo, sans grand succès toutefois.
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GYÔYÔ, GINGEMBRE, KUZU (MARANTE), PAWLONIA, VIOLETTE

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Même si la dénomination gyôyô de ce mon fait référence au monde végétal, il est classé dans la catégorie des objets. Originaire d'Asie du S-O, ce motif s'est ensuite répandu en Chine avant d'atteindre le Japon. En réalité, il s'agit d'un objet de parure équestre. Il est facilement confondu avec le mon du gingembre (illustration suivante).

La marante (kuzu) est une des 7 plantes de l'automne. Les Anciens ont tout de suite apprécié le charme de cette fleur. Fleur et/ou feuilles peuvent être représentées.

Selon les croyances de la Chine ancienne, c'est sur cet arbre du pawlonia que venait se poser le phoenix afin d'annoncer la naissance d'un empereur doté de sagesse et de vertus. C'est pourquoi au Japon également, il devint un emblème impérial immédiatement après le chrysanthème.
Octroyé à Ashikaga Takauji par l'empereur Go-Daigo, puis accordé aux grands vassaux proches de l'empereur et ensuite aux guerriers de haut rang etc... le blason s'est peu à peu répandu. Toyotomi Hideyoshi l'a lui-même accordé à ses plus fidèles vassaux (surtout dans les provinces de l'ouest).
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GRENADE, BAMBOU NAIN, FOUGÈRE, PALMIER, NARCISSE

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Depuis les temps anciens, le bambou fut considéré comme une plante de bon augure, au même titre que le prunier et le pin. Remarqué pour sa vitalité et sa résistance, il commença à être utilisé comme motif décoratif dès le 7e siècle. Même si les similitudes sont évidentes, il faut faire une distinction entre les mon de bambou (take, ), de bambou nain et de bambou nain avec racines (根笹). La famille Uesugi a contribué à une large diffusion du kamon dans la région du Kantô et du nord du Japon.

Le palmier est déjà présent comme kamon au cours du 14e siècle. Pas très populaire, assez peu de variantes.

L'utilisation ancienne du narcisse est incertaine. Très utilisé fin Meiji.
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CYPRÈS DU JAPON, OEILLET, BAMBOU, ORANGER SAUVAGE, FLEUR DE THÉ

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Le cyprès est un arbre sacré et vénéré (avec le pin, matsu). De grosses boules d'aiguilles de cyprès sont accrochées devant les boutiques de sake et renouvelées à la fin de l'automne, annonçant ainsi que le "sake nouveau" est arrivé. Kamon utilisé par les familles dont l'activité professionnelle touche à la fabrication de l'alcool de riz.

L'oeillet est une des 7 plantes de l'automne. Son nom apparaît déjà dans le recueil de poèmes du Manyôshû (compilation du 8e siècle de plusieurs milliers de poèmes, c'est le plus ancien ouvrage littéraire en langue japonaise). Cette fleur désignait aussi la femme japonaise.

L'oranger (tachibana) appartient au groupe des 10 kamon les plus populaires et son nom est déjà cité dans les poèmes du Manyôshû (8e siècle). Un mandarinier et un cerisier sont traditionnellement plantés de chaque côté du bâtiment central du palais impérial. Symbole de raffinement, d'élégance et de modestie, c'est en raison de ses vertus qu'il fut adopté comme kamon.

Le thé fut importé au Japon pour ses propriétés miraculeuses.
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GIROFLIER, LIERRE, CLÉMATITE, NAGI, POIRIER

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Le giroflier est une plante originaire d'Indonésie. Pendant la période d'Edo, les Japonais l'utilisaient dans des huiles corporelles ou associé à d'autres épices dans de petits sachets aromatiques. Épice rare et très coûteuse à cette époque.

Le lierre est un des kamon particulièrement apprécié par les femmes surtout associé au papillon. Appréciées pour leur vitalité et leur résistance, les feuilles de lierre font déjà partie des motifs décoratifs de l'époque de Heian. Marque souvent utilisée par les guerriers des périodes suivantes et par le 8e shôgun Yoshimune.

Introduite au Japon au début du 17e siècle, la clématite à 6 pétales est la représentation la plus fréquente.

Impressionnant par sa haute taille, ce petit conifère nagi fut très tôt considéré comme un arbre sacré.

La poire a été utilisée dans la pharmacopée chinoise pour ses propriétés anti-inflammatoires.
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BOURSE À PASTEUR, AUBERGINE, NANDINE, HAGI, FEUILLE DE BANANIER

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La bourse à pasteur est une des 7 plantes printanières. Seules, les feuilles sont représentées. Kamon très utilisé par les guerriers.

Selon la tradition, si dans votre premier rêve de l'année, vous avez le bonheur de voir le mont Fuji, un aigle et une aubergine, la chance vous sourira ! Utilisée très tôt en médecine pour ses propriétés anti-infectieuses.

Plante hivernale à baies rouges, la nandine (nanten) était censée éloigner le mauvais sort. Kamon très apprécié par les femmes.

Le lespédèze (hagi) est une des 7 plantes de l'automne.
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GRAINES DE LOTUS, PIMENT, CHÂTAIGNE D'EAU, HOUZ, CALEBASSE

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Originaire d'Inde, le lotus fut introduit au Japon via la Chine. Symbole lié au bouddhisme (le bouddha est souvent représenté siégeant sur une fleur de lotus).

La fleur de cactus est une des variantes du kamon de la châtaigne d'eau ou macle (hishi). Importée de Chine, cette fleur à 4 pétales en forme de losange est également appelée "fleur de Chine" (karabana). Motif très prisé par la classe marchande durant la période d'Edo.

Pendant la période de Heian, le houx était accroché aux portes en début d'année afin de repousser les démons et le mauvais sort. Utilisé comme kamon à partir du 16e siècle.

Objet du quotidien très souvent représenté, la calebasse (hyotan) était autrefois utilisée comme gourde (à sake).
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KERRIE DU JAPON, ORCHIDÉE,GENTIANE, FOUGÈRE ARBORESCENTE, HERBE DES PAMPAS

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Motif très ancien, la kerrie (yamabuki) est déjà présente dans les poèmes du Manyôshû (recueil de poèmes du 8e s).

L'orchidée est connue au Japon depuis l'antiquité mais très peu utilisée comme blason familial.

La prononciation chinoise de la gentiane (rintan, le courage du dragon) fut transformée par les Japonais en rindô. Elle apparaît déjà dans le Manyôshû. Motif utilisé dès la période de Heian sur les vêtements et les diverses possessions (meubles, chars...). Très utilisé par les guerriers.

Les jeunes pousses de fougères sont appréciées et consommées par les Japonais depuis l'antiquité. Emblème utilisé par les guerriers.

L'herbe des pampas est une des 7 "herbes de l'automne". Souvent associée à la lune.
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GLYCINE, PIVOINE, PIN, FLEUR DE GINGEMBRE, PÊCHE

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La glycine apparaît déjà sur les vêtements de l'époque de Heian.

Originaire de Chine, la pivoine est symbole de richesse et de longue vie. Apparaît sur les vêtements des nobles de la période de Heian.

Arbre toujours vert aux propriétés bénéfiques, le pin signifie la constance et est souvent représenté avec le bambou et le prunier (shôchikubai). Le bambou, par sa souplesse, symbolise la résistance et la fleur de prunier qui est une des premières à fleurir représente la fertilité.

Le gingembre est une plante automnale bien connue. Le mot myôga, retranscrit dans une orthographe différente signifie "avec la bénédiction du ciel". Une croyance populaire lui attribue des qualités extraordinaires et miraculeuses. Plante liée à la divinité indienne Madarajin (Matarashin) qui fut introduite au Japon par Ennin. Emblème souvent utilisé par les temples et les sanctuaires.

Les fleurs de pêcher, de cerisier et de prunier sont renommées pour leur beauté et la consommation de leurs fruits assurerait protection et longue vie.
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FEUILLES DE CHÊNE, RAISIN, CHARBON DE BOIS, COURGE, AIGUILLES DE PIN

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Lors de la fête des garçons (tangonosekku) le 5 mai, on consomme des gâteaux de riz enveloppés dans des feuilles de chêne. Utilisées autrefois pour y déposer des offrandes aux divinités.

Originaire du Caucase, le raisin est cultivé très tôt au Japon.

Le charbon de bois (sumi), selon son essence, est traditionnellement utilisé avec de l'eau pour le ponçage des différentes couches de vernis de laque. Utilisé également au cours des cérémonies du thé.

Dans la famille des cucurbitacées, les variétés consommées au Japon sont nombreuses (melon, pastèque, hechima, potiron, courge…) et font partie du paysage quotidien. Importés de Chine dès l'époque des T'ang.

Aiguilles de pin, pin entier et pommes de pin sont tous devenus des kamon distincts dans de nombreuses variations.