PÉRIODE DE MUROMACHI (1333-1573)

_______________________________

Il semblerait que les femmes de la classe guerrière aient été encore plus promptes à adopter le kosode comme vêtement d’extérieur que les hommes.
Parmi les caractéristiques culturelles de cette période, citons l'influence considérable du zen ainsi que celle du continent chinois. Importation massive d'ouvrages littéraires, de soieries de toutes sortes, de peintures, de porcelaines... contribuèrent au développement de la culture japonaise.

Après les guerres d'Ônin (1467-1477) qui ravagèrent Kyôto, la reprise des échanges commerciaux avec l'extérieur (Chine et Occident) favorisèrent l'introduction de satins et autres crêpes de soie ainsi que de nouvelles techniques de tissages. L'arrivée au Japon de ces nouveautés, associées au talent et aux capacités techniques des tisserands japonais apportèrent un nouvel élan à l'activité textile. Les tissus damassés ou brocardés comme le très précieux
karaori par exemple (littéralement “tissage chinois”, qui présente des motifs tissés pouvant se confondre avec des broderies) furent produits en quantité. C’est également au cours de cette période que les broderies commencèrent à faire leur apparition. Elles offraient la possibilité de reproduire très librement toutes sortes de motifs et présentaient l’avantage non négligeable de se confondre avec les brocarts karaori très onéreux. Ces techniques exceptionnelles commencèrent à être utilisées dans la confection des costumes du théâtre nô.

page24_89page24_90 

page24_91 page24_92
Karaori


page24_93
Kosode (feuilles de bambous et de paulownia) 


Tôkyô National Museum 


page24_94
Costume de nô, fin 16e siècle
(motif à rayures associé à des feuilles de vignes) 

Conservé au sanctuaire Yoshimizu (Nara)



Visitez notre site MITATE Textiles et brocante du Japon
Welcome to MITATE , our website of vintage kimonos and Japanese antiques !