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Il semblerait que les femmes de la classe guerrière aient été encore plus promptes à adopter le kosode comme vêtement d’extérieur que les hommes.
Parmi les caractéristiques culturelles de cette période, citons l'influence considérable du zen ainsi que celle du continent chinois. Importation massive d'ouvrages littéraires, de soieries de toutes sortes, de peintures, de porcelaines... contribuèrent au développement de la culture japonaise.
Après les guerres d'Ônin (1467-1477) qui ravagèrent Kyôto, la reprise des échanges commerciaux avec l'extérieur (Chine et Occident) favorisèrent l'introduction de satins et autres crêpes de soie ainsi que de nouvelles techniques de tissages. L'arrivée au Japon de ces nouveautés, associées au talent et aux capacités techniques des tisserands japonais apportèrent un nouvel élan à l'activité textile. Les tissus damassés ou brocardés comme le très précieux karaori par exemple (littéralement “tissage chinois”, qui présente des motifs tissés pouvant se confondre avec des broderies) furent produits en quantité. C’est également au cours de cette période que les broderies commencèrent à faire leur apparition. Elles offraient la possibilité de reproduire très librement toutes sortes de motifs et présentaient l’avantage non négligeable de se confondre avec les brocarts karaori très onéreux. Ces techniques exceptionnelles commencèrent à être utilisées dans la confection des costumes du théâtre nô.

Karaori
Kosode (feuilles de bambous et de paulownia)
Tôkyô National Museum
Costume de nô, fin 16e siècle
(motif
à rayures associé à des feuilles de vignes)
Conservé au sanctuaire Yoshimizu
(Nara)
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