LA FIN DE LA PÉRIODE D'EDO
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Kosode féminins de la classe bourgeoise

Au cours de la seconde moitié du 18e siècle, la mode, sans distinction de classe, était aux motifs répartis sur la totalité de la surface du kosode ou uniquement sur la moitié inférieure. Une légère variante apparut toutefois auprès des femmes de la bourgeoisie qui préférèrent le devant du kosode ornés de motifs situés assez bas au niveau de l'ourlet. Cette tendance se répandit largement pour devenir la norme de la fin du 18e au début du 19e siècle.
À la même époque, la naissance du nouveau concept
iki, bouleversa complètement les valeurs esthétiques en vogue jusqu'alors. Des motifs discrets apparurent pour former une bande étroite sur le bord inférieur du kimono, donnant ainsi naissance au tomesode actuel.

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Plantain et cours d'eau

Les kosode des femmes de la haute bourgeoisie mêlaient tradition et nouveautés: le satin, en plus de la soie chirimen, était encore très utilisé et la teinture shibori, les broderies ou les dessins tracés à la main étaient associés ou appliqués séparément. Sur des fonds rouges, blancs, noirs, marron etc..., contrastaient des motifs variés censés porter bonheur (pin, bambou, fleurs de prunier, glycine, fleurs de cerisier, éventails, coquillages, phoenix, oiseaux...).

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Pruniers, pins, bambous


Kosode féminins de la classe guerrière

Les uchikake ou kosode en satin, en soie ou en lin dont les femmes de bushi se paraient lorsqu'elles apparaissaient en public ou pour des occasions exceptionnelles étaient toujours rehaussés de broderies et d'applications diverses, uniformément sur toute la surface du vêtement. Les associations de motifs anciens (yûsoku) et contemporains étaient fréquentes.
Un goût immodéré pour les paysages associés à des allusions littéraires ou théâtrales et mêlant toutes les techniques connues caractérisa les
kosode de cette fin de siècle.

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Paysage et flore de saison


Kosode féminins de l'aristocratie

Les motifs qui apparaissaient sur les kosode de soie (chirimen), de satin ou de lin étaient très fréquemment réalisés en broderies et évoquaient des détails agrandis de paysages, à la différence des vêtements des femmes de la classe guerrière sur lesquels s'étalaient de vastes vues panoramiques. Des clôtures de bambous associées à des herbes d'automne, des cours d'eau bordés de fleurs de saison suffisaient à reconstituer l'évocation d'un plus vaste paysage.


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