DU 3e AU 6e SIÈCLE: INFLUENCE CHINOISE

Ce ne fut qu'au 6e siècle que la Cour put commencer à organiser un système de titres. Les grands clans disposaient de familles à leur disposition. Parmi ces groupes, des artisans, des tisserands, des potiers.

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Les trois grandes innovations du 3e siècle sont l'introduction de la riziculture irriguée, du métal et du cheval. Les habitants de l'archipel sont nommés Wa (nain, en chinois) dans les textes continentaux qui mentionnent aussi de nombreux petits états qui se battent entre eux. Des chefs se distinguent déjà et leurs descendants formeront les grands clans (
uji) qui se partageront les grandes tâches religieuses et militaires.
Dans une chronique chinoise du 3e siècle se rapportant au Japon (Gishi wajinden), il est rapporté que les Japonais de l'Antiquité se drapaient dans des rectangles de tissu qu'ils nouaient simplement sur le devant ou dans des robes qui ressemblaient à de longs poncho (sortes de longues chasubles fermées par une ceinture appelée kantô-i).
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A l'époque des grandes tombes (kofun-jidai, 3e-6e s.) apparaissent les haniwa, de petites statuettes de terre destinées à être placées dans les tombeaux impériaux (?) et dont les costumes rappellent ceux des cavaliers du nord de la Corée.
Le rôle des immigrés chinois et coréens, porteurs de techniques nouvelles, dans le développement de la cour de l'état du Yamato est fondamental. Celle-ci connait des troubles importants au 6e s. causés par des rivalités et des querelles au sein des grands clans.
Les Soga, protecteurs du bouddhisme, en sortent vainqueurs, favorisant alors l'introduction de la civilisation chinoise et l'imitation de ses institutions.

4e SIÈCLE: L'ÉTAT DU YAMATO SE MET EN PLACE

Les contacts avec la Chine et les royaumes de Corée influencèrent et transformèrent considérablement les coutumes locales (apparition d'un langage écrit, début d'un état organisé) et la manière de se vêtir.
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Hommes et femmes portaient des vestes aux manches longues et étroites, fermées sur le devant (comme celles des haniwa ou figurines funéraires). Les hommes y associaient un hakama (dont la forme était proche de celle du pantalon actuel) resserré en-dessous des genoux par une cordelette. Quant aux femmes, elles portaient une longue jupe plissée (appelée mo) sous leur veste. L'ensemble constituait le kinu hakama pour les hommes et le kinu mo pour les femmes. Il ne fait aucun doute qu'il existait de nombreuses variantes relatives au rang social.
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Jeune danseuse qui porte une longue jupe et une veste courte resserrée à la taille par une ceinture rayée. Sur les épaules une étole (hire). L'ensemble ressemble beaucoup au costume coréen porté encore de nos jours lors de danses traditionnelles.
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Pour ce guerrier en armure, les vêtements du dessous sont toujours un hakama resserré aux genoux et un haut (kinu). L'armure est constituée de plaques de métal reliées entre elles par des lacets de cuir.
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Jeune homme vêtu d'un haut fermé par des cordelettes. Sous le mo (sorte de jupe), un hakama bouffant resserré sous les genoux. Une ceinture rayée maintient l'ensemble en place. Collier et bracelet de perles et de pierres.